Le 21 juin 2026, à la salle des rencontres publiques de Seleani, la première rencontre avec la jeunesse s’est ouverte sur une question qui inquiète autant qu’elle fascine : l’intelligence artificielle va-t-elle remplacer l’enseignant, le fonctionnaire, le travailleur ?
Remplacer la peur par quatre questions
La présentation « De la peur au cadre » s’appuie sur mon article de recherche, publié en accès libre dans la revue AI and Ethics (Springer Nature) : https://link.springer.com/article/10.1007/s43681-026-01111-5. Son idée centrale : l’IA n’agit pas seule. Elle prend place dans des institutions, et la peur grandit là où leur organisation est floue. Quatre questions suffisent pour éclaircir une situation :
| Dimension | La question |
|---|---|
| Initiative | Qui met l’action en mouvement ? |
| Portée de la décision | Qu’est-ce qui est délégué, et avec quelles conséquences ? |
| Supervision | Qui peut examiner, contester et annuler ? |
| Responsabilité | Qui en répond ? |
Appliquées à l’école, elles deviennent très concrètes : l’IA peut aider l’élève à s’exercer, mais l’enseignant garde une autorité réelle sur l’évaluation, et la responsabilité reste chez l’éducateur, pas chez le fournisseur de la technologie. C’est exactement l’esprit de l’axe adopté ensuite par la communauté : l’outil assiste le raisonnement de l’élève, il ne le remplace pas.
Un talent qui ne demande qu’un cadre
La rencontre a aussi salué le lauréat du concours d’intelligence artificielle de Seleani. Sa réussite montre que le talent existe dans nos villes ; il lui faut un cadre pour se révéler.




